Le Kilimandjaro par la Machame
5895 Mètres
Tanzanie
Préparation avant départ, Février 2025
Test sous Hypoxie au CHU de Lille
C'est une épreuve d'éffort couplée à l'inhalation d'un mélange gazeux pauvre en oxygène permettant d'analyser la réponse de l'organisme pour differents niveaux d'altitude (et donc Hypoxie). L'objectif étant de dépister un risque de mal aigu des montagnes et d'être informé des risques en altitude.
L’ascension du Kilimandjaro, un rêve suprême pour les trekkeurs amateurs de sommets ! Cette montagne de Tanzanie, comme posée sur la savane du parc national du Kilimandjaro, est le pays des guerriers masaïs et de la grande faune africaine. Massif composé de trois volcans dont le plus élevé est l’Uhuru Peak (5891 m), appelé communément Kilimandjaro, plusieurs voies permettent d’accéder à son sommet, dont la voie Machame, la plus célèbre.
Quelle est l'altitude du sommet du Kilimandjaro ?
Le sommet du massif du Kilimandjaro est Uhuru Peak. Il s'élève à 5 895 mètres d'altitude.
Quand faire l’ascension du Kilimandjaro ? Quelle est la meilleure période pour y aller ?
Les deux saisons sèches sont propices à terminer un trek en Tanzanie par l’ascension du Kilimandjaro : la petite saison sèche, de janvier à mars, et la grande saison sèche, de juin à octobre, pendant l’hiver austral, en particulier juste après la saison des pluies, au mois de juin.
Mon voyage
Du 13/02/2026 au 23/02/2026
11 jour(s)
Trekking
Avancé
1 personne
Arrivée et préparation à l'ascension
À votre arrivée, vous êtes accueillis par votre guide qui vous accompagne jusqu’à votre lodge. Vous profitez d’un temps de détente pour vous reposer et vous préparer avant le début de l’ascension. En fin d’après-midi, vers 16h, votre guide organise un briefing détaillé sur le déroulement du séjour et vous assiste dans la préparation de votre sac, limité à 15 kg par personne. La soirée se termine par une nuit au lodge, avec des repas libres.
Les principales voies d’ascension du Kilimandjaro
Le Kilimandjaro est un massif montagneux qui comprend trois volcans : le Shira (3962 m) à l’ouest, le Mawenzi (5149 m) à l’est, et, proche de la frontière avec le Kenya, le Kibo, culminant à l’Uhuru Peak (5891 m), plus haut sommet africain, que l’on désigne sous le nom de Kilimandjaro et que l’on reconnaît à sa calotte glaciaire. Différents itinéraires de trek permettent d’en faire l’ascension, en montant par une voie et en descendant par une autre pour une circulation fluide des groupes de trekkeurs, à travers forêt tropicale, champs de séneçons géants, canyons volcaniques et caldeira désertique. Les principales voies d’ascension du “Kili” sont :
La voie/route Machame : c’est la plus célèbre, car la plus spectaculaire, offrant des vues côtés kényan et tanzanien du Kilimandjaro. Un peu plus sportive que les autres voies, elle passe à proximité des grands glaciers du flanc sud, égrenant des paysages variés de forêts denses, steppes parsemées de séneçons géants et déserts de pierres. Elle favorise aussi une acclimatation progressive au trek en altitude, pour un taux de réussite au sommet supérieur à 90%.
La voie/route Rongai : orientée du nord vers le sud, elle permet une ascension hors des sentiers battus du Kilimandjaro, par son versant kényan, peu fréquenté et l’un des plus sauvages, au plus près du pic Mawenzi (5149 m). Le retour s’effectue par la voie dite normale Marangu, côté tanzanien, et complète la vaste palette de paysages : savane aride, landes d’altitude, séneçons géants, crêtes et aiguilles acérées, glaciers… Cette ascension est proposée en cinq ou six jours, pour plus de sécurité et un taux d’arrivée au sommet optimal.
La voie/route Shira : loin de l’affluence de la voie normale Marangu, la voie Shira, la plus ancienne et l’une des plus isolées, traverse d’ouest en est le Kilimandjaro, avec un splendide panorama sur le cône sommital du Kibo, mais aussi sur les aiguilles du volcan endormi Shira et sur le mont Meru émergeant souvent d’une mer de nuages. Elle présente des étapes de trek équilibrées et permet une acclimatation idéale à l’altitude.
Au sommet du Kilimandjaro
L’ascension de l’Uhuru Peak, “pic de la Liberté” en swahili, se termine sur une caldeira aux dimensions impressionnantes (3,6 km de long sur 2,4 km de large) et d’une étrangeté saisissante : paysage lunaire parsemé de gros morceaux de glacier et vaste cratère central coiffé d’un immense cône de cendres…
Combien de jours faut-il pour faire l'ascension du Kilimandjaro ?
Pour vous donner toutes les chances de réussir votre ascension du Kilimandjaro, comptez 6 jours de montée et une journée supplémentaire de descente. C'est la durée idéale pour que votre corps s'habitue convenablement à la haute montagne.
Vous prenez de l'altitude de manière régulière dès les premiers jours d'ascension. Vous entendez rapidement votre guide vous dire d'avancer "polé polé", "doucement" en français. Votre corps s'acclimate ainsi efficacement, grâce à un rythme de marche tranquille, une bonne hydratation, et du repos chaque fin d'après-midi. Plus les étapes passent, plus la pente devient raide, et le rythme doit encore ralentir, afin de ne pas vous épuiser dans l'effort. La dernière journée d'ascension est une épreuve en soi, avec un réveil au milieu de la nuit, le vent, le froid et la difficulté du chemin à une hauteur où vous n'avez pas l'habitude d'aller. Pour autant, le lever de soleil que vous vivez au sommet du Kilimandjaro est un moment qui vous marque à vie !
JOUR 1: Départ pour Machame Gate et trek à travers la forêt équatoriale
Départ à 8h en véhicule tout-terrain en direction de Machame Gate (1800 m), point de départ de votre ascension. En route, si le ciel est dégagé, vous profitez d'une vue sur le Mont Meru et le majestueux Kilimandjaro qui se dresse devant vous. Vous traversez les terres agricoles de l’ethnie Chaga avant d’arriver à la Machame Gate.
Le trek commence dans la forêt équatoriale humide, dense et riche en biodiversité. Vous avancez au milieu de podocarpus, caoutchoutiers, manguiers sauvages, fougères géantes, bégonias et des impressionnants figuiers étrangleurs. Avec un peu de chance, vous pourrez observer le singe colobe guéréza, reconnaissable à sa fourrure noire et blanche.
En progressant, la forêt humide cède peu à peu sa place aux hautes herbes et à la lande mystique à bruyères arborescentes. La montée, régulière et peu raide, reste néanmoins longue. En fin de journée, vous atteignez le Machame Camp (3000 m). Par beau temps, vous pouvez admirer le Kibo, sommet principal du Kilimandjaro, ainsi que le Shira, l’un des trois sous-massifs du Kilimandjaro avec le Mawenzi. Nuit au campement, dans une ambiance de haute montagne
JOUR 2: Montée vers le plateau de Shira
Réveil sous la tente avec un thé ou un café chaud, accompagné d’une vue imprenable sur le Kibo, avant de savourer un petit-déjeuner énergisant. La journée débute par un chemin escarpé traversant les bruyères arborescentes ornées de lichens, qui laissent place à la lande d’altitude. Vous découvrez une flore typique du Kilimandjaro, avec ses séneçons géants, lobélies et immortelles.
En montant, vous apercevez par moments la brèche de l’Ouest, un passage célèbre pour les ascensions plus techniques menant au Kibo.
Vous atteignez ensuite le plateau de Shira, une vaste étendue inclinée où s’élèvent à l’ouest les vestiges du cratère Shira : aiguilles et cathédrales de basalte formées par d’anciennes éruptions. Derrière ce paysage volcanique, vous pouvez distinguer le Mont Meru à l’horizon.
L’après-midi est libre pour vous reposer ou profiter d’une petite marche autour du camp afin de favoriser votre acclimatation. Nuit au Shira Camp, situé à 3840 m, dans une atmosphère paisible au cœur de la montagne.
JOUR 3: Montée vers le plateau de Shira
Vous quittez progressivement la lande d’altitude pour entrer dans le désert alpin, un paysage aride mais où la flore subsiste encore dans quelques recoins abrités. La montée est régulière jusqu’au col de Lava Tower, situé à 4600 m, où vous découvrez les imposantes tours de basalte, vestiges spectaculaires de l’activité volcanique du massif.
Après une pause bien méritée, vous amorcez la descente vers Barranco en passant par une petite brèche. Cette vallée, l’une des rares du volcan, s’est formée suite à un effondrement. À cet endroit, les séneçons géants, protégés du vent et arrosés par de nombreuses petites cascades, poussent en abondance, érigés comme de véritables totems naturels.
Vous terminez cette étape au campement de Barranco (3950 m), situé sur un promontoire offrant une vue spectaculaire : d’un côté, une immense falaise et de l’autre, une vue plongeante sur la savane tanzanienne. La nuit au camp est une véritable immersion au pied du Kilimandjaro.
JOUR 4: Lava Tower et descente vers Barranco
Vous quittez progressivement la lande d’altitude pour entrer dans le désert alpin, un paysage aride mais où la flore subsiste encore dans quelques recoins abrités. La montée est régulière jusqu’au col de Lava Tower, situé à 4600 m, où vous découvrez les imposantes tours de basalte, vestiges spectaculaires de l’activité volcanique du massif.
Après une pause bien méritée, vous amorcez la descente vers Barranco en passant par une petite brèche. Cette vallée, l’une des rares du volcan, s’est formée suite à un effondrement. À cet endroit, les séneçons géants, protégés du vent et arrosés par de nombreuses petites cascades, poussent en abondance, érigés comme de véritables totems naturels.
Vous terminez cette étape au campement de Barranco (3950 m), situé sur un promontoire offrant une vue spectaculaire : d’un côté, une immense falaise et de l’autre, une vue plongeante sur la savane tanzanienne. La nuit au camp est une véritable immersion au pied du Kilimandjaro.
JOUR 5: Montée de la muraille de Barranco et traversée vers Karanga
Vous débutez la journée par l’ascension de la muraille de Barranco, une montée impressionnante mais accessible, sans grande difficulté technique. À certains passages, il est nécessaire d’utiliser les mains, mais vos guides sont là pour vous encadrer et vous aider.
Une fois au sommet, vous entamez une longue traversée sur les flancs sud du Kilimandjaro, entre montées et descentes. À votre gauche, les glaciers imposants du Kibo dominent le paysage, tandis que le Mawenzi, autre sommet du massif, se dessine majestueusement à l’horizon.
Vous atteignez le campement de Karanga pour un déjeuner chaud bienvenu. L’après-midi, vous pouvez choisir de vous reposer pour préserver vos forces ou partir explorer les environs du circuit sud en compagnie de votre guide. Nuit au campement, à une altitude idéale pour poursuivre votre acclimatation.
JOUR 6: Montée vers Barafu Camp, camp de base du Kilimandjaro
Vous progressez sur un sentier régulier qui mène au camp de base du Kilimandjaro. En montant, les températures chutent et la végétation devient encore plus rare, laissant place à un paysage minéral. Vous suivez la crête qui vous conduit jusqu’à Barafu Camp (4600 m), situé au pied du cratère du Kibo, votre objectif ultime. À l’est, le Mawenzi se dresse majestueusement, ajoutant une touche spectaculaire au panorama.
À Barafu, où l’eau est acheminée par les porteurs, il est important de l’utiliser avec parcimonie. Grâce à l’itinéraire étendu sur 7 jours au lieu de 6, vous arrivez plus tôt au campement. Cela vous permet de profiter d’un déjeuner chaud et de vous reposer l’après-midi. Le soir, un repas nourrissant vous aide à recharger vos forces avant l’ascension finale. Vous vous couchez tôt pour partir dans les meilleures conditions possibles au cours de la nuit.
JOUR 7: Ascension finale vers Uhuru Peak et descente vers Mweka Camp
Réveil à 23h pour un « petit-déjeuner » avant de partir vers minuit à la frontale. Vous entamez l’ascension en lacets, progressant lentement et régulièrement. En chemin, vous contournez les glaciers Ratzel et Rebman pour atteindre à l’aube Stella Point (5700 m), situé sur le bord du cratère.
Encore une heure d’effort sur la crête douce du volcan, et vous atteignez Uhuru Peak (5895 m), le sommet du Kilimandjaro et le toit de l’Afrique. Vous profitez de ce moment exceptionnel avant de redescendre en environ 3h jusqu’au Barafu Camp, où vous retrouvez votre tente pour un repos bien mérité.
Après ce court sommeil réparateur, vous poursuivez votre descente. Une marche d’environ 4h et 1500 m de dénivelé négatif vous conduit au Mweka Camp (3100 m), où vous passez la nuit. Si les conditions le permettent, le guide peut décider de s’arrêter au Millenium Camp (3800 m) afin de mieux répartir les étapes. Cette décision dépend de l’état du groupe et des horaires, et sera prise en conséquence.
JOUR 8: Descente finale et retour à Arusha
Vous entamez une descente régulière sur la voie Mweka, en laissant derrière vous des paysages évoquant le maquis. Peu à peu, vous retrouvez la forêt humide qui accompagne vos derniers pas jusqu’à la sortie du parc.
À l’arrivée, un déjeuner vous attend et, si vous avez atteint le sommet, vous recevez votre diplôme d’ascension en guise de souvenir de cette aventure inoubliable. Vous prenez ensuite congé de votre équipe de guides, porteurs et cuisiniers.
Un véhicule tout-terrain vous conduit à travers les plantations de caféiers et de bananiers, typiques de la région, pour rejoindre Arusha, où s’achève votre périple
JOUR 9: Temps libre et départ ou continuation du séjour
Vous profitez des installations de votre hôtel pour vous détendre ou prenez le temps d’explorer Moshi, petite ville animée au pied du Kilimandjaro. Ensuite, un transfert vous conduit à l’aéroport pour votre vol retour, clôturant ainsi cette belle aventure.
Pour ceux ayant opté pour une extension de séjour, vous poursuivez votre voyage avec un safari ou un séjour détente à Zanzibar, selon le programme choisi. Les repas sont libres avant votre départ ou votre continuation.
Liste de Matériel
Matériel et équipement pour le Kilimandjaro
Pour la bonne réussite de votre ascension, il est important de ne rien oublier concernant l'équipement technique. Voici les indispensables à mettre dans votre sac :
— Sous-vêtements thermiques.
— T-shirts respirants à manches courtes et longues.
— Une micropolaire ou polaire type Polartec ou Windstopper.
— Une veste en duvet chaude de haute montagne, essentielle pour un trek en altitude.
— Une cape de pluie (poncho).
— Un ensemble veste et pantalon (ou sur-pantalon) imperméable et respirante type Goretex pour la pluie.
— Une paire de moufles (idéales) ou de gants chauds de haute montagne et imperméables type Goretex.
— Une paire de gants en soie à utiliser comme sous-gants (il est important d'avoir de l'espace entre les deux couches de gants pour pouvoir remuer les doigts et éviter les éventuelles gelures).
— Un collant thermique pour l'ascension finale.
— Deux (ou trois) pantalon(s) de montagne, dont un avec doublure et plus chaud pour l'ascension finale.
— Des chaussettes à l'excellente thermicité (prévoir une paire par jour, et une (ou deux) paire(s) de rechange pour le soir).
— Un bonnet ou une cagoule et un foulard type Buff (protégeant bien la gorge ou le nez du vent et des refroidissement).
— Une casquette ou un chapeau.
— De très bonnes lunettes de ski avec protections latérales ou des lunettes de glacier.
— Plusieurs gourdes pour une contenance totale de 3 litres.
— Des pastilles Micropur.
— Des chaussures imperméables type Goretex et chaudes, à tige montante avec une semelle offrant une bonne adhérence, type Contagrip ou Vibram.
— Des chaussures légères, aérées, avec une bonne adhérence sur les différents terrains.
— Une lampe frontale et des piles de rechange (indispensable le soir et lors de l'ascension, dont le départ se fait de nuit).
— Des bâtons de marche télescopiques.
— Un très bon sac de couchage (température de confort - 12°C à - 15 °C) avec sa housse compressible pour maximiser l'espace dans votre sac donné au porteur.
— Un petit sac à dos équipé de bretelles larges et d'une armature anatomique réglable, d'une contenance de 30 à 40 litres, pour vos affaires de la journée.
— Un sac de voyage de 80 à 100 litres, qui restera au lodge durant l'ascension.
— Une trousse de toilette et une serviette de bain, ainsi qu'une pharmacie individuelle.
— Des lingettes humides et biodégradables.
— Une crème solaire haute protection (indice 50 conseillé) et un stick à lèvres.
— Un appareil photo.